“Traité de l’Amour Fou –
Genèse de l’Occident”
Table des Matières (1994)

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Table des Matières

Traité de l’Amour Fou –

Genèse de l’Occident

par

Michel Clouscard

 

1994

 

NOTE LIMINAIRE :

MODE D’EMPLOI

 

PRÉFACE:

LA MÉTHODOLOGIE

Logique et phénoménologie de la praxis.

ACTE 1.

LE COMMENCEMENT:

COMMENT L’AMOUR PEUT-IL NAÎTRE?

I.

CONDITIONS DU COMMENCEMENT :  ORIGINES DE LA FÉODALITÉ  &  RAISON DE L’HISTOIRE D’AMOUR

A. Les prédéterminations progressistes : Naissance et Reconnaissance de l’Autre comme passage de la tribu et de l’endogamie à la société de classes et à l’exogamie monogamique
1. Comment le mythe de Tristan et Yseult résout la problématique du commencement

2. L’amour-fou, ça commence avec la famille à l’envers
a) La famille « modèle» – Définition formelle

i) Sa généalogie
ii ) le meilleur exposé de la plus belle utopie
b) Le mythe de Tristan et Yseult comme réalisation du modèle, comme historicisation de l’utopie

c) Les enjeux idéologiques et gnoséologiques. L’interprétation contradictoire de l’exogamie monogamique.
d) La présentation des membres de la famille à l’envers 

1) Tristan et le Roi Marc- Tout commence par l’amitié

2) La dialectique de l’amitié crée le « besoin» de la mère et de l’épouse – Indivision de l’amour: l’amitié veut la psyché

3) Yseult et Tristan – De la mer à la mère, de la mère comme reine- L’articulation du mythe « éternel» et du mythe féodal

4) La première mission de Tristan: Actualiser la mythologie éternelle dans l’exogamie monogamique et synthétiser les deux filiations spirituelles

3. La nécessité historique surdétermine la famille à l’envers
a) La causalité superstructurale

b) Comment les trois membres de la famille à l’envers engendrent la superstructure féodale

1 ) Le Roi Marc – La prise du pouvoir: stratégie maritale, modèle du passage, poétique du politique

2) Tristan – Sa seconde mission: synthétiser les filiations spirituelles et le service féodal
3) Yseult – Tu seras reine
c) Le jeu des rôles réalise l’unité de classe
4. Le sens de l’histoire
a) La dimension progressiste du mythe
b) La dialectique du Même et de l’Autre

i ) La négation de l’Autre

ii) La naissance de l’Autre – Le jeu de traître de Tristan

iii) La reconnaissance de l’Autre – Le jeu de dupe de Tristan
c) Les prédéterminations progressistes
d) L’édification mythique en tant qu’expression de l’inconscient de classe
B. De l’amour-fou comme modèle d’édification éthique et politique –

L’engendrement réciproque du démonisme de la femme et du progrès de l’histoire
1. L’explication de l’amour selon le progrès de l’histoire ou selon le substantialisme magique
2. Les jeux de l’amour seraient-ils (presque) faits avant qu’il n’ait commencé? – Les raisons de l’histoire d’amour (en tant que telle)
3. Le démonisme d’Yseult comme relance des jeux (de la féodalité et de l’amour)
4. La relance de l’édification mythique

5. Brève conclusion sur cette explication de l’amour

II.

PHÉNOMÉNOLOGIE
DE LA NAISSANCE DE L•AMOUR-FOU

A. «De l’origine et de la nature des sentiments»
1. L’articulation de la causalité structurale et de la mise en scène du mythe
a) L’histoire d’amour en tant qu’histoire de l’amour

b) La phénoménologie, la sentimentalité romanesque, le psy
2. Le philtre – Critique des interprétations traditionnelle de l’origine des sentiments.
3. Le passage du circonstanciel à la phénoménologie (de l’amour-fou)
B. Le huis clos cosmique
1. Le principe de l’amour-fou: la négation du Vieux Monde par le progrès de l’histoire
a) Les quatre composantes de l’amour-fou
b) L’homogénéisation dialectique des « étants» de l’amour

c) La surdétermination des « étants» de l’amour: la culture de classe

1) Du secret de l’amour au secret d’État
2 ) Le« transfert» d’Yseult
2. Et l’érotisme? – Le plus grand séducteur (de l’histoire) impose le plus grand interdit (de l’histoire)

a) Les latences de l’éros et son actualisation par la causalité historique
b) Le scandale de l’interdit

3. Les ruses de l’interdit – Comment la culture de classe récupère et codifie ce qu’elle ne peut empêcher

a) L’aveu, comme compromis entre l’éros et l’interdit

b) Le platonisme, lorsque le sur-moi de classe peut identifier les filiations spirituelles et l’interdit

4. La fin du commencement – Le final de Wagner, maître du « suspens»

ACTE II. –

LA SUITE:

COMMENT L’AMOUR PEUT-IL DURER? .

I.

LA PHÉNOMÉNOLOGIE
DE LA DURÉE
(DE L’AMOUR).

DE LA COUR … À LA COUR,
EN PASSANT PAR LA FORÊT .

A. La problématique de la durée .
1. Le pouvoir de la durée .
2. La durée n’est que l’accomplissement de l’édification mythique .
3. L’adultère et l’édification mythique .
B. A la cour .
1. Les alliances contre l’amour, alliances contre l’État .
2. Merlot, entre Tristan et l’amour courtois – De la trahison au partage du gâteau .
3. Le paradoxe (de la durée) de l’amour : l’amour c’est la guerre .

4. Le flagrant délit, premier moment de l’affrontement .
C. La fuite dans la forêt

1. Pourquoi l’amour s’enfuit-il dans la forêt? La conséquence logique d’un compromis à trois partis

2. Pourquoi l’amour reste-t-il dans la forêt

a) Quand il ne se passe plus rien, l’amour passe aussi?
b) La signification historique et dialectique du séjour dans la forêt

i) L’amour-fou et la praxis – La liberté d’aimer, sans « le minimum vital»
ii) Un camp de survie peut-il rester longtemps un nid d’amour?

3. Pourquoi l’amour revient-il de la forêt?
a ) Lorsque l’amour s’ennuie – ou ennuie ? – le politique peut revenir

b) Le sublime du Roi Marc
4. L’amour-fou découvre ses propres limites – Entre praxis et agapê

D. Le retour (d’Yseult) à la cour
1. Les mesures de la normalisation

2. La normalisation, triomphe ou défaite du monde? ”
E. L’après-retour à la cour
1. Le constat (érudit) des versions contradictoires du mythe (de l’après-retour à la cour)
2. L’un ou l’autre: le renoncement (contemplatif) ou la répétition (en tropique) ?
3. La répétition entropique et bana1isante

4. L’antithèse: le renoncement contemplatif

5. La synthèse ou réunification du mythe – La phénoménologie de la conciliation des contraires
6. La répétition entropique – la rechute – comme médiation vers le renoncement contemplatif – Le passage de l’en soi au pour soi
7. Le bon usage de l’acte manqué

II.

LA LOGIQUE
DE
LA DURÉE
(DE L’AMOUR).

A. Le bilan de la phénoménologie de la durée
B. Les métamorphoses de « l’amour libre»
1. L’amour ne dure que parce qu’il change –

Continuité et discontinuité du sentiment.

2. L’amour ne dure que par son procès de négation!

3. L’amour ne dure que s’il chemine vers l’absolu”

C. La conscience et l’inconscient
1. Le jeu de l’interdit

2.Le mythe de Tristan et Yseult en tant qu’actualisation-dépassement du mythe d’oedipe –
Le contresens de la psychanalyse

ACTE III.

LA FIN : COMMENT L’AMOUR PEUT-IL MOURIR?

I

LA PHÉNOMÉNOLOGIE
DE LA FIN
(DE L’AMOUR)-

MORT ET RÉSURRECTION

A. La mort contradictoire: Yseult arrive trop tard, Yseult arrive à temps..

1. La phénoménologie en tant que système des contradictions et de leurs résolutions

2. La version christologique du mythe – Le mourir seul dans l’espérance-désespoir

3. La grâce du mythe: le mourir comme résurrection de l’amour

a) De la fidélité. – Le sens que ni le romanesque ni le romantisme ne peuvent atteindre.
b) L’identification du sens de l’amour et du sens de l’histoire

B. La synthèse – Synthèse négative (Proust) et synthèse positive (Rousseau)

II.

LA LOGIQUE DE LA FIN –

THANATOLOGIE DE L’AMOUR.

A. La problématique de la fin

1. L’énonciation de la logique – « Tout est dans la fin»

2. Les deux parties de la logique
B ” Mort où est ta victoire ?” –

L’amour-fou, meilleure des morts qui soient possible –
1. Le terrible et séduisant dressage de l’amour-fou.

a) L’esthétique comme ruse de l’éthique
b) Le camouflage de ce dressage par l’illusion subjective et par la méconnaissance objective. .
c) L’anti-romantisme du mythe – Mourir d’amour et amour de la mort

d) Le romanesque, ou comment éluder la mort

2. Repenser la mort, grâce au mythe
a) La réconciliation des inconciliables

b) Le sens de l’histoire (suite) comme donation du sens de la mort

c) La mort d’Yseult, pure logique

3. Les stratégies du combat contre la mort
a) Les niveaux d’élaboration

b) Comment la psyché prépare à la meilleure des morts qui soient possibles

i) Le statut gnoséologique du nocturne
ii) Le système des morts qui donne vie à la psyché – « La douce mort»
iii) Comment la psyché peut vaincre les trois grandes peurs de la mort

 

POSTFACE :

 

L’APOGÉE

DE L’HISTOIRE UNIVERSELLE

DE L’AMOUR