Table des Matières
“L’Être et le Code”

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Table des Matières.

Michel Clouscard.

 

PREFACE.

 ( 1 ère et 2 nde édition ) 

 

 

INTRODUCTION

 

DE LA CRITIQUE

DE L’ÉPISTÉMOLOGIE BOURGEOISE

A

LA RAISON DIALECTIQUE.

I Critique de l’anthropologie bourgeoise.

  1. Le modèle de l’épistémologie idéaliste : Husserl
  2.  L’application de ce modèle à quelques sciences de l’homme.

 

II Le sujet transcendantal selon son procès de production :

la théorie de l’ensemble précapitaliste qui produit ce sujet transcendantal.

  1. De la critique du néo-kantisme à la raison dialectique.
     Les implications historiques du sujet transcendantal.
    Du sujet logique à l’histoire
  2. Les implications historiques dérivées de la critique de l’antinomie husserlienne fondamentale

III. L’être et le code d’un ensemble historique complet.

Le corps-sujet comme signifieur.

  1. Les implications historiques dérivées de la critique de la modernité néo-kantienne.
  2. L’être de l’ensemble.

 

 

PREMIÈRE PARTIE

LA STRUCTURE FÉODALE

 

 

Chapitre 1 :

LE MODÈLE D’ENSEMBLE  [LOGICO]-HISTORIQUE

I

La construction du modèle d’ensemble historique :

du logico formel à la logique historique de la production

 

  1. Du concept de modèle au modèle historique ;

la fonction de construction du concept comme procès de production de l’ensemble

L’identification de la relation syntaxe – sémantique et de la relation Matérialisme Dialectique -Matérialisme Historique.

B Le modèle historique :

Le mode de production comme expression historique de la logique de la production

(la génétique sans historicisme)

C L’ensemble historique selon sa généalogie logique
Critique du structuralisme marxiste : c’est un néo-kantisme

II

Les moments logiques de l’ensemble historique

Causalité « structu­rale » et nécessité de la médiation. 

  1. Le commencement de l’ensemble   (l’implantation du mode de production)

Les règles de formation

B Le parcours de l’ensemble :

la mise en relation de la progression économique et de la contradiction superstructurale par le système des médiations (l’Etat)

C Conclusions épistémologiques

Le réalisme logique du modèle d’ensemble historique

 

 

Chapitre 2 :

LA CAUSALITÉ ÉCONOMIQUE

DE LA FÉODALITÉ

ET

LA DUALITÉ DES « ESTATS »

 

 

I La causalité économique de la féodalité

  1. Structure et histoire

La localisation historique par la force productive

B L’histoire de la production
II La dualité des estats : noble et serf
A La structure féodale comme homogénéisation par la causalité économique

B Le statut politique du serf

L’ontologie définie à partir de l’intégration de la causalité événementielle par la causalité économique

C Le lien vassalique comme progressive réduction et formalisation du macro-événementiel par l’économique.

 

 

Chapitre 3

LA NOBLESSE

COMME PRAXIS DE CLASSE

DU LIEN VASSALIQUE

A LA MONDANITÉ :

DE L’ÉTYMOLOGIE FÉODALE A LA VIE DE COUR

 

 

I Identité de la hiérarchie noble-serf et suzerain-vassal

II La contradiction de l’économique et du chevaleresque

III Conscience de classe :

l’honneur comme compromis entre l’écono­mique et le chevaleresque

IV La psyché

  1.  La vie privée  exaltée par la vie de cour au moment de la pacification régionale. 

  La vie privée  comme réciprocité du lien vassalique et de la nécessité dynastique.

B La répétition du macro-social comme « existence »

L’infra­institutionnel : catégories, rôles sociaux, événements

C Synopsis de la psyché

Description « phénoménologique » de la situation limite :

les catégories psychosociales qui se consti­tuent en constituant la psyché

D Le mythe et « l’existant »

E Triomphe de la mondanité : la psyché se substitue à l’honneur et la  “sémiologie de la psyché”  à la psyché

 

 

Chapitre 4 :

 

DE LA NOSTALGIE

DU PAGANISME

AUX

NIVEAUX D’ÉMANCIPATION

PAR LA PRODUCTION

 
I Vilain et paganisme : de la sorcellerie au naturalisme

  1.  La sorcellerie comme mémoire du paganisme
    B    Le naturalisme comme déplacement du serf à la ville

II La production comme production de son système de distribution et de consommation

  1.  La logique de la croissance économique(l’empirie historique est mise entre parenthèses)

B Les classes sociales comme mouvement de population et système de groupes

C Structure et dynamique : bourgeois et altérité Régulation et expansion

 

 

Chapitre 5 :

DES CELLULES ORIGINELLES

A

LA NATION


LA STRUCTURATION

COMME PASSAGE DE L’EMPIRIQUE AU NORMATIF

 

I La nation se constituant.

La fixation de la dynamique : dialectique institution-événement.

La réduction de l’empirie par l’institutionnel

A. La constitution des instances superstructurales
B La crise économique, signe et cause de la mutation d’une éco­nomie cellulaire à une économie nationale

II La nation constituée et la praxis mondiale.

Vers l’irrésistible antagonisme des sources productives et du système des échanges instauré par la nation (roi et grand commerce)

A La nouvelle causalité économique : La constitution de « l’économie politique » pré-capitaliste”.

B La contradiction du sérieux de la production et de la frivolité de la consommation

 

DEUXIÈME PARTIE

 

LA GÉNÉTIQUE DU SUJET :

L’ACCESSION A L’ENTENDEMENT
(DU CRI A LA LOGIQUE DES PROPOSITIONS)

 

Chapitre 1 :

ISOMORPHISME DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

ET DE LA COR­PORÉITÉ (SUJET)

 

LA FAMILLE

COMME LIEU D’HOMO­GÉNÉISATION

 

 

I Le corps est un acte de sociabilité

. La relation structure-dynamique : du macro-social à la cellule de base

B Critique de l’alibi conservateur de « nature humaine ».  Le champ maximal de la variable

 

II L’ego et ses trois modes.  Le sens de la génétique

A. Les formes à priori de la corporéité.  

Le rythme, premier lien du désir à la jouissance Immanence de la durée, fonction, relation (substance)

B L’émotion originelle : l’angoisse et le singulier.

Les formes à priori comme moyen d’expression de cette émotion

C L’affectivité : objectivation de l’émotion sensible dans l’unité de base (groupe élémentaire) du macro-social

La famille : lieu de rencontre de la condescendance politique et de l’ascendance du sujet

D.  Du corps au sub­conscient.

La génétique d’après les trois éléments du moi.

 

III Continuité des formes à priori de la corporéité et des formes macro- sociales

A. L’ascendance de l’organique : la négation du négatif.  L’affectivité

B De la cité au couple, et du couple à l’enfant.

Le cheminement parallèle du négatif : le subconscient collectif, la féminité, l’émotion

 

IV Le problème méthodologique que résout le rôle privilégié de la temporalité.

Les deux dimensions temporelles : rythme et conduite

Le quadrillage temporel comme conscience du temps et hiérarchie du comportement

 

Chapitre 2 : LES MOMENTS DU SUJET

I L’acquisition des conduites « naturelles »

A. Le premier stade : l’organico-affectif  :   La sensation

B Le deuxième stade : le sensoriel-moteur  :  La perception

II Le passage des conduites naturelles aux conduites politiques

C.  Le troisième stade : l’imaginaire L’image.

III Les conduites politiques

A Le langage : message et code

B L’émotion et la logique des propositions

C La sexualité, émotion limite.

Le compromis entre la nature et le politique : le code de la cité.

La problématique du sensible est reportée dans le macro-social

 

 

TROISIÈME PARTIE

LA LOGIQUE DU SUPERSTRUCTURAL


DU MYTHE

AU SUJET DE LA CONNAISSANCE

 

Chapitre 1

LA CONNEXION DES CONDUITES DU SUJET (DE SA MATU­RITÉ)

ET DU MACRO-SOCIAL (DE LA BOURGEOISIE DE ROBE)

 

I    L’identité du système de la parenté de la bourgeoisie de robe (figu­res existentielles) et du parcours de l’entendement (catégories de la connaissance)

A La bourgeoisie de robe :superstructure au second degré, qui est effet et cause

Il est le lieu privilégié de l’ intégration.
Le système de la parenté se constitue selon les transformations de la praxis

B La bourgeoisie de robe est synthèse de l’être et du savoir
Les modes de l’entendement sont les figures existentielles de l’inté­gration

C La même nécessité préside à la logique du superstructural (enten­dement) et à la phénoménologie de la praxis

II Comment les figures du macro-social définissent les conduites de maturité du sujet

 

Chapitre 2 :

LA RÉCONCILIATION DES CONTRADICTOIRES

OU

L’INTÉ­GRATION PAR LA BOURGEOISIE DE ROBE

– 

LE PARCOURS DE L’ENTENDEMENT

 

I Le dépassement de la quotidienneté conformiste

II L’éviction de la noblesse de la praxis globale. 
A. La reconversion de la noblesse : de l’autonomie locale au service du roi, du suzerain au gouverneur

B Le duel : passage du sérieux de l’honneur au conflit des préséances ; l’individualisme se fait en raison inverse de l’unité de classe

C L’individualisation comme esthétisation :

dans le micro-relationnel esthétisme de l’intrigue et dans le macro-relationnel, le double jeu (la Fronde)

L’individualisme est opportunisme : c’est l’utilisation de l’équilibre des forces et des praxis

D La psychologisation

E La dichotomie de la noblesse : esthétisme de l’intrigue et reconversion par l’alliance avec la bourgeoisie de robe

 

III Les successives intégrations dans la bourgeoisie de robe définissent les modes, catégories, parcours de l’entendement.
Le compromis savoir et organique

A Les termes de la première intégration
Le double recrutement des fonctions et services nationaux : la double origine de la bourgeoisie de robe et la double réduction de la nature par la connaissance

B Le langage et la nouvelle praxis
L’attitude réflexive formalise de deux manières la nouvelle organicité
C Vers le rationalisme comme unité de classe
Deuxième et troi­sième intégrations

D Le cartésianisme n’a atteint qu’un universel de classe
La dou­ble critique rationaliste faite au cartésianisme : vers l’éclatement de la bourgeoisie de robe

Cette dualité de la logique de l’esprit (jansénisme) et de l’empirisme de l’esprit scientifique (expéri­mental) réduit le sérieux de la culture de salon à la frivolité

E Vers la conscience politique et révolutionnaire

 

Chapitre 3 :

LES LIMITES DU POUVOIR D’INTÉGRATION :

L’INTÉGRA­TION TROP EXTENSIVE (LE LIBERTINAGE)

ET LE NON-­INTÉGRABLE

LA CONTRADICTION NE PEUT ÊTRE DÉPAS­SÉE :

LA SITUATION EST RÉVOLUTIONNAIRE

(CONDITIONS SUBJECTIVES)

 

I Le pourrissement de l’entendement ou les limites de l’extension superstructurale
La quatrième intégration
A Si la culture de cabinet, réflexive, a pu élaborer le sérieux révo­lutionnaire, le mondain va corrompre cette conscience politique

B Le libertinage (ou le progrès sans la révolution)

 

II   La psyché revendiquée contre le libertinage

Le non-intégrable et le non-intégré

 

  1. La dernière figure de l’intégration de salon : le marivaudage
    Son pourrissement comme fin du processus de reconnaissance

B La critique interne : la Vieille France contre l’Ancien Régime
Les foyers d’opposition au libertinage comme lieux et modes de la sentimentalité

Chapitre 4 :

DE L’EXISTENTIEL

AU

POLITIQUE


DE LA CONTESTATION SENTIMENTALE

A LA LUTTE DES CLASSES.

 

I La répétition du conflit infrastructure-superstructure et le dépasse­ment de ce conflit :

Par son statut, la petite bourgeoisie (le petit clerc), peut critiquer toute l’antériorité (superstructurale et infra­ structurale)

Sa situation de classe dans le synchronique répète sa constitution par le diachronique

II Structure et idéalisme

A. La situation limite de la petite bourgeoisie ; le petit clerc déclassé : Rousseau (le citoyen de Genève)

Sa situation existentielle répète (dans le paroxysme) la situation de classe ; le périple de la migration intérieure répète la constitution dans le diachronique (La fixation dans l’espace des significations historiques )

B La logique de l’oeuvre de Rousseau ordonne toute l’antériorité macro-sociale
Son champ de conscience est l’axiomatique et l’axiologie de tout le superstructural du champ de production précapitaliste

C La situation post-révolutionnaire : de l’idéalisme objectif au kantisme
Le sujet transcendantal et la double hypostase morale et esthétique

D L’illusion idéaliste de la culture bourgeoise
La totale émancipation de la catégorie économique exclut radi­calement, et le petit clerc, et l’entendement
Du kantisme à l’idéalisme subjectif
La double aliénation : moralisme et romantisme
La logique de l’histoire, en son résultat, totalement dépolitisée, est l’idéalisme

E Le dualisme moralisme et romantisme (Son exaspération dans le conflit des générations ) Son dépassement par le nouveau sys­tème de promotion culturelle

F Révolution et restauration : contradiction raison dialectique et mémoire affective (romantisme et prolétariat)
La seule théorie révolutionnaire : liquidation du subjectivisme esthétisant, modèle de consommation de la production capitaliste, par la dictature du prolétariat

III La dualité constitutive du sujet  : conscience et subconscient.

Cette dualité se politise définitivement en dualité de la raison dialectique et de l’esthétique-esthétisme (sensibilité bourgeoise)
La problématique du sujet est alors accomplissement historique : la dualité des conduites subjectives est celle du passé et de l’avenir

 

 

 

CONCLUSION

I La réduction de l’être par le code

se fait par la lutte des classes

 

II Conclusions épistémologiques

Le procès de production est :

– pro­duction et épistémologie

– distribution de la relation dialectique être-code

dans la systématique d’un champ de production

 

Le procès de production est le noumène ;

l’être et le code sont la dualité du phénomène